11 novembre suite

Un hommage a été rendu aux militaires morts pour la France au cimetière musulman de TOPKAPI, puis au cimetière chrétien de FERIKOY. La Consule générale a lu le message du Secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants, M. Alain MARLEIX.

De retour au Palais de France, la Consule générale a tenu aux participants les propos suivants : « Nous avons rendu hommage ce matin aux militaires français morts pour la France, et qui reposent dans la terre de Turquie. Le 11 novembre 1918, jour de l’armistice entre les Alliés et l’Allemagne, marque la fin de la guerre pour notre pays. Il n’en a pas été de même partout dans le monde, et en particulier en Turquie où le conflit, sous une autre forme, allait se prolonger jusqu’en 1923. D’ailleurs, les cimetières de Topkapi et Ferikoy abritent aussi les dépouilles de militaires morts entre 1919 et 1923.

Les militaires morts pour la France portent notre drapeau. Ils sont notre famille. Ils ont accompli le sacrifice suprême pour leur patrie, pour que nous, leurs enfants, nous puissions vivre dans la paix. Leur sacrifice a un sens. Il a fallu les 11 millions de morts de la première guerre mondiale – militaires et civils, tués par les armes, la maladie ou la faim – et les 20 millions de morts de la deuxième guerre mondiale, pour que l’humanité s’engage dans une nouvelle voie. Pour qu’elle décide de faire avancer le monde par la paix et la coopération, plutôt que par la guerre et la destruction. C’est en particulier le sens premier que revêtent la réconciliation franco-allemande et le lancement de la construction de l’Europe : aujourd’hui sur notre continent, les sanglants déchirements d’hier ne sont plus pensables. Gardons toujours le souvenir de cette genèse pour nous guider vers l’avenir que nous voulons pour l’Union européenne et le message qu’elle doit porter dans le monde. Mes chers amis, je vous remercie tous pour votre présence à mes côtés et aux côtés des officiers généraux français qui m’entourent aujourd’hui. Je remercie tout particulièrement les élèves du lycée Pierre Loti. Par leur participation à ces cérémonies, ils ont montré que le flambeau de la mémoire est transmis à ceux qui vont construire le monde de demain. Je remercie également le maire de Sisli pour son aide dans l’organisation de notre manifestation. Sa présence parmi nous est chargée de sens : elle montre que, comme il me l’a rappelé tout à l’heure et comme le disait Ataturk, la Turquie considère comme ses enfants ceux qui, tombés au combat de quelque côté qu’ils soient, reposent pour toujours dans son sol »./.

publié le 26/12/2007

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