Inauguration de l’exposition de Mathias Depardon "Cartes postales de la mer noire", jeudi 17 septembre

Cartes postales de la mer noire - Photos de Mathias Depardon

Le vernissage de l’exposition « Cartes postales de la Mer Noire » du photojournaliste français Mathias Depardon a eu lieu le jeudi 17 septembre en présence de la Consule générale de France à Istanbul, Mme Muriel Domenach et le directeur de l’Institut français, M. Mattieu Bardiaux.

Proposée jusqu’au 12 novembre, cette exposition photographique donne à voir des tranches de vie quotidienne dans la partie nord de la Turquie et dans ses pays voisins. Elle couvre ainsi 5 pays sur lesquels Mathias Depardon porte un regard poétique tout en faisant ressortir la réalité complexe de cette région, carrefour de peuples et de civilisations millénaires.

Dans son discours d’ouverture, la Consule générale a salué le métier de journalisme « qui demeure plus que jamais indispensable » et a exprimé sa solidarité avec la presse turque.

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Discours de la Consule générale :

Matthieu Bardiaux, nouveau directeur de l’Institut français d’Istanbul et moi-même, sommes très heureux de vous accueillir ce soir dans les nouveaux espaces de l’Institut à l’occasion du vernissage de l’exposition « Cartes postales de la Mer Noire » de Mathias Depardon.

Avec un nouveau bistrot, une nouvelle galerie, et une salle multidisciplinaire entièrement rénovée il y a seulement quelques mois, nous espérons mieux vous servir, mieux vous accueillir, et parvenir à recréer un petit coin de France au cœur de cette métropole bouillonnante qu’est Istanbul.

Comme vous le savez, l’Institut privilégie les expositions photos dans sa galerie, et tout particulièrement celles consacrées aux photos de presse, la Turquie et la France partageant une vieille tradition de photojournalisme.

D’ailleurs, deux journalistes turcs se sont illustrés ces derniers jours pour leur couverture de la crise des réfugiés. Le travail de Bülent Kiliç sur les réfugiés passant la frontière entre la Syrie et la Turquie s’est vu attribuer le grand prix du plus prestigieux festival de photojournalisme au monde, Visa pour l’image à Perpignan, dans le sud de la France. Et le cliché de Nilüfer Demir du petit Aylan rejeté par la mer en Turquie a suscité l’émotion et l’indignation de la planète au point de faire réagir les responsables politiques du monde entier. Dans ce monde où l’image animée et l’information en continue ne cessent de prendre de l’importance, la photographie conserve une portée universelle.

Nous avons la conviction qu’en donnant une place prépondérante à la photo nous avons fait le bon choix, et nous continuerons donc à l’avenir à ouvrir largement les portes de notre galerie à ces témoins privilégiés de l’histoire que sont les photojournalistes.

Mathias Depardon s’inscrit dans la droite lignée de cette tradition. Son travail de photojournaliste est régulièrement publié dans de très nombreux journaux de référence comme Le Monde, Newsweek, le New York Times, le Wall Street Journal ou encore Der Spiegel.

Après avoir couvert les soulèvements du Moyen-Orient en 2011, Mathias est parti faire le tour des pays du pourtour de la Mer Noire, renouant avec une photographie plus lyrique. Cette exposition couvre ainsi 5 pays sur lesquels il porte un regard poétique tout en faisant ressortir la réalité complexe de cette région, carrefour de peuples et de civilisations millénaires.

Mathias s’excuse vivement de son absence, mais le métier de photojournaliste est soumis aux aléas de l’actualité, et il dû partir au pied levé en mission en Géorgie. Nous vous souhaitons une très agréable soirée et vous invitons à découvrir ces images qui donnent à voir des tranches de vie quotidienne dans la partie nord de la Turquie et dans ses pays voisins. Nous en profitons pour saluer le métier de journalisme qui demeure plus que jamais indispensable.

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publié le 21/09/2015

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