Propos du Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, lors de la déclaration conjointe avec le Premier ministre de la République de Turquie, M. Recep Tayyip Erdoğan, 25 février 2011

(…)

Je voudrais remercier le Premier ministre Erdogan pour son accueil. C’est un homme que je connais, que j’apprécie beaucoup, que je respecte. C’est un homme que j’ai eu l’occasion de rencontrer bien avant d’être président. C’est un homme courageux. C’est un homme qui porte en lui l’aspiration de la réforme. Et franchement, je me réjouis de travailler avec le Premier ministre Erdogan durant toute la Présidence française du G20. Sur les deux grandes questions du système monétaire international et de la régulation du prix des matières premières, nous avons beaucoup de points d’accord et j’attache un grand prix au soutien et aux prises de position du Premier ministre Erdogan sur ces sujets.

Je suis heureux d’être en Turquie. La Turquie est un acteur absolument incontournable de la scène internationale. Je l’ai souvent dit au Premier ministre Erdogan. De par son histoire, de par sa puissance, de par sa démocratie, la Turquie peut beaucoup apporter à l’équilibre du monde. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours apprécié les efforts de la Turquie, notamment dans le dossier iranien. Cela ne veut pas dire que l’on est d’accord absolument sur tout sur cette question-là, mais je considère que la place et le positionnement de la Turquie peuvent aider à la paix.

Nous sommes pour les sanctions, la Turquie est réservée sur les sanctions. Mais, chacun à notre place, nous pouvons jouer un rôle et, dans ce nouveau monde au Moyen-Orient qui apparaît sous nos yeux, qui n’est pas arrivé à son terme, la position de la Turquie entre l’Orient et l’Occident est essentielle.

Enfin, la Turquie et la France, nous avons beaucoup à faire ensemble. Le potentiel est immense, les points d’accord sont très nombreux et quand il y a des points de désaccord, on en parle ensemble et on essaie de trouver des points de compromis.

Je veux terminer en disant une chose : c’est que, vraiment, pour moi, aller à Istanbul ce serait un bonheur. Je connais bien cette ville et franchement, la perspective d’une visite d’Etat, ici, ce serait un grand honneur et un grand bonheur. Je vais dire à mes amis Turcs que j’ai une réunion de travail aujourd’hui. Le Premier ministre a beaucoup de travail en Turquie, j’en ai beaucoup en France. Voilà, j’ai trouvé une occasion de venir à Istanbul, c’est l’insistance de nos amis Turcs. Vraiment, merci, c’est d’accord./.

publié le 02/03/2011

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