Turquie - Quai d’Orsay - Déclarations de la porte-parole - 1er février 2018

Q -La troisième audience du procès des responsables turcs d’Amnesty international, Taner Kiliç et Idil Eser, et de neuf autres défenseurs des droits de l’Homme, parmi lesquels les ressortissants allemand et suédois Peter Steudtner et Ali Gharavi, s’est tenue hier à Istanbul. Après un arbitrage de la cour hier en faveur de la remise en liberté de T. Kiliç, ce dernier a finalement été maintenu en détention à la suite de la demande en appel du procureur. La France a-t-elle une réaction ?

R - La France a appris avec une vive préoccupation le maintien en détention de M. Taner Kiliç, président de la branche turque d’Amnesty international, en dépit de la décision de remise en liberté intervenue hier. Comme nous l’avons fait depuis son arrestation en juin dernier, nous continuons à demander sa libération rapide.

Le consulat général de France a assisté à l’ensemble des audiences. La France est attachée au droit de chacun à un procès équitable. Nous appelons à nouveau la Turquie à respecter ses engagements européens et internationaux en matière de droits de l’Homme et de libertés fondamentales.

La France continuera de suivre attentivement le procès de M. Taner Kiliç et des autres défenseurs des droits de l’Homme qui sont toujours poursuivis avec lui. Les ONG, comme Amnesty international, sont une composante essentielle de toute société démocratique.

A l’issue de son entretien avec son homologue turc à Paris le 5 janvier, le président de la République avait publiquement indiqué avoir « mentionné le cas de plusieurs dirigeants d’ONG » et rappelé que « nos démocraties devaient complètement respecter l’Etat de droit ».

publié le 27/03/2018

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